[ Once upon a sad time... ]

[ Once upon a sad time... ]
Little Mermaid is not a Saint and Charming Prince doesn't exist


[Poney Express - Poupée]


Il était une fois sous la mer, une charmante petite tribu de poissons. Ce n'étaient pas réellement des poissons, ils avaient un aspect que nous les humains pourrions trouver tout à fait repoussant en effet, au dessus de la ceinture, ils avaient l'aspect des plus ravissantes créatures humaines qu'il puisse exister, en revanche, leurs jambes étaient inexistantes, ces deux attributs étaient remplacés par une queue de poisson. N'importe quel être humain aurait trouvé cela absolument hideux. Voilà pourquoi le peuple des sirènes restait caché dans son somptueux palais de coquillage du fond de la mer. Le roi avait six ravissantes filles. Toutes d'une beauté majestueuse évidemment. Chacune avait son caractère, néanmoins, la plus jeune des s½urs étaient la plus discrète. Ne disant jamais un mot de trop, faisant toujours ce qu'on lui recommandait de faire. La seule caractéristique la différenciant d'une autre était sa merveilleuse chevelure rousse. A part ce détail elle avait la platitude d'une mer d'huile.

Le jour de leur 15 ans, chaque fille du roi recevait le droit de monter à la surface. Chacune à leur tour, les cinq s½ur découvrirent le monde des humains. Chacune était émerveillé, puis se lassait au fur et à mesure des visites qui leur étaient à partir de ce moment autorisé. Pourtant la petite sirène qui n'avait toujours pas vu la terre sentait l'impatience monter en elle. Elle questionnait sans cesse ses s½urs, jusqu'à les exaspérer. Peu à peu, les 5 aînées se mirent à l'ignorer, l'excluant de leurs jeux, la laissant sans cesse seule, riant sur son passage. Elle se sentait exclue et se laissait aller à un certain désespoir malsain.

Le jour de ses quinze ans arriva. Ce jour avait été attendu avec tant d'impatience. La petite sirène ne vivait plus que pour ce jour ou elle pourrait s'échapper de ce quotidien océanique. A peine fut-elle réveillée qu'elle laissa son désir l'envahir. La calme cadette nagea vers la lumière de la lune et d'un coup, sortit la tête de l'eau. Émerveillée, son regard se posa sur un misérable rafiot sur lequel se trouvait une fête. Le navire était grand mais miteux et semblait très peu solide. On entendait de là ou elle était le bruit de la beuverie. Elle s'approcha, mue par la curiosité. Les silhouettes se distinguèrent. Tout n'était que décadence, hurlement, plaisir, alcool. Elle aperçut soudain une silhouette plus grande que les autres, elle était plus élancée, ses habits, bien que sales, n'étaient pas en lambeaux. Elle sentit son c½ur de jouvencelle battre dans sa poitrine. Une agréable chaleur se répandit dans son corps. Elle frissonna de plaisir. Pourtant, à part son apparence, de part son comportement, il était identique aux autres, il se saoulait d'une façon peu esthétique. Elle était plongée dans son observation et le trouvait miraculeusement beau. Le vent qui se levait l'arracha à son ébahissement. Les alizés devinrent des bourrasques vrombissantes. La mer plate devint chaos et le grand rafiot se mit à tanguer dangereusement. Les marins totalement ivres ne firent rien pour arrêter le naufrage et le navire sombra. La petite sirène, terrifiée à l'idée de ne plus pouvoir admirer le visage de celui qu'elle avait observé si longuement, plongea dans l'eau agitée et chercha désespérément le corps du beau marin. Elle l'aperçut enfin, en train de couler entre deux morceaux de bois, elle nagea avec la force d'une tempête et le sauva, le ramenant à la plage. Elle put le voir de près. Ses vêtements sales étaient en faite extrêmement riches, il devait être d'une famille royale. Malgré l'odeur si intense d'alcool qu'il dégageait, elle ne put s'empêcher de le trouver encore plus séduisant. Elle entendit des éclats de voix se rapprochant, prenant peur, elle replongea à la mer, se cachant derrière un rocher, elle vit arriver de jeunes filles trouvant le corps inanimé du jeune homme. Elle entendit qu'elles l'appelaient « prince ». Elle sentit son c½ur se réchauffer, alors il était comme elle... Soudain le prince se réveilla et après quelques secondes dans les vagues, son visage s'illumina en apercevant le visage d'une des jeunes filles. Il lui sauta au cou et la remercia mille fois de l'avoir sauvé de l'écume. Le c½ur de la petite sirène se serra si fort qu'elle faillit en sombrer de désespoir. Elle retourna dans son palais de coquillage. Elle était inconsolable. Autrefois, elle n'était pas bavarde, maintenant, elle était muette. Autrefois, lorsque ses s½urs se moquaient d'elle, la cadette répliquait faiblement, maintenant elle baissait les yeux et se laissait envahir par un désespoir aussi douloureux que si on lui avait enfoncé cent poignards à travers le corps. Elle ne pouvait pleurer car ses larmes étaient aussitôt absorbés par la mer salée. Elle dépérissait chaque jour et pourtant le changement était presque invisible. Elle était juste devenue muette. Personne ne le releva le changement et elle continuait à s'enfoncer profondément, rongée par la plus profonde des jalousies et l'amertume la plus venimeuse.

Un jour pourtant, ou le chagrin la démangeait si intensément, elle se mit à nager avec frénésie en direction de l'antre de la sorcière. Cette femme était réputé pour être la plus sombre des âmes habitant dans l'océan. Elle avait mille maléfices, tous plus cruels les uns que les autres qui vivaient dans sa mémoire. La muette sirene traversa mille obstacles pour arriver à la grotte souterraine si lugubre. La frêle sirène aperçut l'ombre de la cruelle créature et fut soudain prise d'envie de retourner en arrière mais une voix l'interpella :

-Je savais que tu allais venir... Ce que tu veux faire n'est que folie petite traînée ! Mais je suis partisane de la folie, seras-tu prête à te sacrifier pour le visage de ton bien aimé ?
-Oui.
-Alors je vais t'expliquer une chose. Les sirènes ont une espérance de vie de plus de 300 ans, lorsqu'elles meurent, elle deviennent l'écume des flots et leur âme se dissout à jamais dans le sable du fin fond des eaux. Les humains eux ne vivent pas plus de 70 ans mais lorsque leur corps meurt, leur âme monte au ciel pour vivre dans une paix éternelle. Si jamais ton bien aimé en épouse une autre que toi, il ne restera plus rien de ton espérance de vie et tu deviendras aussitôt écume. Mais si jamais vous réussissez à vivre heureux, tu auras toi aussi le droit à l'immortalité de ton esprit. Si tu acceptes ma proposition, ta si charmante queue sera transformée en de vulgaires attributs pendants qu'ils appellent jambe. Mais à chaque pas, tu auras l'impression qu'on t'enfonce des centaines de milliers d'aiguilles dans tes longues jambes et tu devras sans cesse cacher le sang se répandant sur tes chevilles. T'es toujours décidé ?
-Plus que jamais.
-C'est pas tout p'tite catin. Cela va me demander beaucoup d'énergie, alors par compensation, tu devras m'offrir ce que tu as de plus cher. Ta voix mignonette. Dans tout l'océan on dit qu'elle est merveilleuse alors ce sera suffisant. Bon recule toi idiote.
L'immonde femme poisson se mit à réciter une litanie de formule et au bout de quelques minutes. Elle sourit d'un rire machiavélique et signifia d'un signe de main à la petite sirène de déguerpir.

La silencieuse enfant nagea de toute ses forces vers le rivage, battant l'eau avec la queue qui lui serait bientôt retirée, elle atteignit la plage et se laissa échouer sur le sable. Soudain elle sentit dans sa queue une douleur la transperçant de part en part. Elle s'évanouit au bout de quelques secondes à supporter ce supplice.
Au bout de quelques heures, elle sentit un souffle chaud et alcoolisé sur sa bouche. Ses yeux se rouvrirent rapidement et à quelques centimètres de son visage, son prince. Le magnifique prince dont elle rêvait depuis des jours. Il l'embrassait goulûment. La pauvre petite ne songea pas une seconde à se débattre. Elle remarqua au bout de quelques secondes qu'ils n'étaient pas seules. Les mains du prince se baladaient partout sur son nouveau corps. Elle entendait des rires gras. Les gestes du prince se firent de plus en plus rapide. Ces rires la gênaient. Le souffle du descendant de la famille royale se fit haletant, son regard vicieux. Elle ne comprenait pas. Les caresses se firent griffures. Les rires devinrent effrayamment sinistres. La rousse s'était fait avoir. Il n'avait rien d'un prince charmant le crétin dont elle était amoureuse. Les entrailles de la petite sotte connurent la plus sinistres des folies de l'homme.

Le lendemain matin, l'affreux prince était toujours à ses côtés. La petite rouquine ne bougeait plus, priant pour mourir bientôt. Elle ne mourut pas. Le prince se pencha sur elle et lui demanda en criant presque :

-COMMENT TU T'NOMMES MA BELLE ?

Incapable de répondre, elle gardait ses yeux exorbités. Apparemment satisfait de l'effet qu'il produisait sur elle, le prince lui prit la main et la mit debout.

-Tu vas être à moi mignonne.

La petite sotte sentit son c½ur s'emballer de joie. Il venait de prononcer les mots qu'elle avait toujours rêvé d'entendre. Ces 6 petits mots lui avaient fait oublier d'un coup que celui qui les avait prononcé lui avait fait subir la pire des tortures toute la nuit.

Comme la vie fait bien les choses, le rituel recommença, petit à petit, l'ex-petite sirène s'y fit. Et comme je vous l'ait dit, l'histoire est bien faite, la petite sirène tomba enceinte.

Elle le cacha à son bien-aimée qui l'aimait mal. Il continuait de lui faire mal. Il l'avait installé dans une des chambres des serviteurs du château. Il venait en général au milieu de la nuit la surprendre et puis la prendre.

Un jour pourtant, alors que son bonheur sale semblait stable, le prince surgit dans la chambre de bonne, un sourire radieux sur les lèvres.
-Tu devineras jamais mignonne... J'vais me marier ! Je suis amoureux ! Et je vais me marier. Mignonne ! Enfin j'viendrais quand même te voir de temps en temps. Allez embrasse moi pour fêter ça !

Le sol se déroba sous les pieds de la triste muette. Ses yeux s'écarquillèrent et elle tomba à genoux. L'enfant en elle choisit ce moment pour tressaillir. Si elle avait eu une voix, son cri aurait été déchirant. Que croyais-tu petite catin ? Qu'il t'épouserait ? Sotte que tu es. Idiote.
La jeune femme encore gamine se sentit mourir. Son c½ur se brisa, sa respiration se coupa. Elle était morte. Morte. Morte.

Oh... Elle aurait put souhaiter le bonheur de son bien aimée et se laisser aller à devenir écume. Mais les humains ne font pas ça. Et elle était devenue humaine à l'instant ou son c½ur avait battu pour ce marin à l'odeur de whisky. Les humains ne se sacrifient pas pour le bonheur des autres. Alors la rouquine se saisit d'un coupe papier près de son lit. Une lueur de folie passa dans le regard de la belle. Et elle le tua. Elle enfonça la lame dans le c½ur de son bien-aimé qui en aimait une autre. Elle sortit la lame et l'enfonça encore. Elle y prenait plaisir. Sur ses lèvres, on pouvait lire une phrase qu'elle répétait sans qu'aucun son ne franchit le seuil de ses lèvres. Sur ses lèvres on pouvait voir qu'elle répétait « Je t'aime »

Lorsque le corps gracieux et féminin de la meurtrière fut entièrement recouvert de sang, elle s'en alla. Elle courut hors du château de la famille royale. Elle courut, tombant, se relevant, sans but précis, elle courait. Des gouttes de sang tombaient sur le sol. Son sang à lui. Elle l'avait tué et il l'avait cherché. Un rictus malveillant se dessina sur les lèvres rosées de la rousse.
Elle tenait toujours l'arme à la main. L'idiote petite écervelée arriva sur la plage, tomba sur le sable fin. Elle tenait son ventre dans lequel vivait la descendance de sa victime. Elle jeta un dernier regard sur la terre et s'enfonça dans la mer. Se laissant couler. Elle ne deviendrait pas écume, car il n'en avait pas épousé une autre. Elle ne lui en avait pas laissé le temps.
L'air lui manqua bientôt, elle ferma les yeux et nagea le plus longtemps possible vers son château passé. Bientôt ses poumons cédèrent sous la pression et elle mourut aussi simplement que cela. Avant de rendre son dernier souffle, elle eut juste le temps d'apercevoir l'éclat du palais de coquillage de sa famille, un sourire se dessina sur son visage et ce fut la fin. Son cadavre fut balayé par les courants et tomba au fond de l'océan, dans le jardin royal.

Le jardinier trouva le cadavre et s'empressa de l'amener au roi qui ne ressentit aucune peine, juste une immense honte. Il cacha à tout le monde la triste fin de sa fille. Le souverain fit courir le bruit que sa fille ayant accompli une action héroïque et s'étant sacrifié était devenue une fille de l'air, ces filles invisibles qui ayant fait le bien autour d'eux avait droit au repos de l'âme. Une fois la rumeur ancrée dans les esprits de la mer, il fit ensevelir sous un sable éternel le corps souillé de la rouquine qui reposa ainsi seul, sans personne, sans rien. Sans paradis, sans âme éternel, juste dans le noir complet.


Par Dobby

Mermaid by *Linlith

# Posted on Monday, 30 June 2008 at 6:06 PM

Edited on Tuesday, 01 July 2008 at 2:47 PM

Once upon a time... [by Maria]

Once upon a time... [by Maria]
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La Véritable Histoire du Petit Chaperon Rouge

- Summer 78 -
Yann Tiersen



A Alexandre._______________



"L'histoire est toujours écrite par les vainqueurs..."



Il était une fois, une jolie jeune fille, très jolie, si jolie que nombre de jeunes gens en étaient amoureux. Sa mère l'adorait et prenait grands soins à ce que rien de fâcheux ne lui arrive. Elle lui avait offert une cape rouge que la douce enfant mettait à chaque sortie et qui lui valut le surnom de "Petit Chaperon Rouge" auprès du voisinage.

Elle quittait rarement le logis, mais les fois où elle le quittait, c'était toujours pour s'enfoncer au plus profond de la forêt voir sa grand-mère. On lui disait toujours de prendre gare au loup qui s'y cachait, mais elle ne semblait pas s'en inquiéter outre mesure. Et pour cause... Le loup, elle l'avait déjà rencontré et chaque fois qu'elle s'en allait en destination du logis de Mère-Grand, c'était dans l'espoir de le croiser. Le Grand Méchant Loup... Grand et loup, il était oui, la bête était imposante, mais méchant... Ce n'était qu'un air qu'il se donnait, c'était sa protection. Il n'avait jamais commis tous les crimes dont on l'accusait à part le meurtre d'un ou deux moutons, mais il était vraiment affamé ces soirs là. Jamais il n'avait dévoré des troupeaux entiers et tuer femmes et enfants dans les chaumières. Tout ceci n'était que la barbarie des hommes qui se lavaient les mains. Mais il gardait cette image pour éviter de se faire tuer par le premier pochtron qui passerait par là.

Mais un jour il l'avait rencontré. Le Petit Chaperon Rouge. Ils s'étaient retrouvés face à face et elle n'avait pas déguerpi quand il avait montré les crocs. Elle n'avait pas eu peur. Elle l'avait observé de ses grands yeux si beaux et avait planté son regard dans le sien. Troublé et incapable de trouver une idée pour qu'elle s'en aille, la bête s'était assise face à la jeune fille et une longue discussion avait eu lieu entre eux. La jeune fille n'avait pas peur... Et ils se rendirent compte que chacun trouvait dans l'autre ce qu'il cherchait.

Chaque fois que la douce enfant faisait son voyage pour se rendre chez Mère-Grand donc, elle cherchait le Loup et une fois qu'ils se trouvaient, ils faisaient la route ensemble en riant. Ils se quittaient quelques mètres avant d'arriver devant la demeure de l'ancêtre afin qu'elles ne les voit pas ensemble et se donnaient rendez-vous quelques heures plus tard.


Tout aurait pu continuer ainsi... Mais l'histoire est cruelle.

La jouvencelle était si jolie déjà, et devenait si belle avec l'âge, qu'un jour, un prétendant plus intrépide vint lui demander son c½ur. C'était un chasseur, un des plus brave, un de ceux qui avaient pour but ultime de terrasser le Grand Méchant Loup caché dans les bois inquiétants. Il ne doutait pas vraiment de sa réussite auprès du Chaperon Rouge, et c'était donc sans hésitation aucune qu'il alla lui parler, alors qu'elle se préparait à entrer dans la forêt, de ses projets pour eux-deux, ensemble. Mais la jeune fille ne le voyait pas du même ½il. Et au bout d'un temps, exténuée de toutes ses tentatives pour repousser les avances du chasseur, elle lui dit clairement qu'elle en aimait déjà un autre. Désarçonné, le jeune homme, si fier, la questionna sur l'identité de l'aimé, mais elle ne répondit pas et se sauva parmi les arbres, annonçant que sa grand-mère l'attendait. Mais elle ne s'inquiétait pas tant de Mère-Grand que de Loup.

Elle le retrouva vite et ils firent leur route ensemble, ne se doutant pas qu'ils étaient suivis d'à peine quelques pas d'un chasseur bouillonnant de rage. Il ne se passa rien d'anormal jusqu'à ce qu'ils arrivent devant chez Mère-Grand. Là, Loup embrassa le Petit Chaperon Rouge et s'éloigna, la laissant devant la porte. Elle se préparait à tirer la chevillette quand un cri la fit se retourner. C'était le chasseur qui se précipitait sur elle, la hache levée. Ses yeux s'agrandirent,se colla dos à la porte... Elle eut à peine le temps de pousser un hurlement de terreur que le bras puissant porta un coup fatale à la pauvre enfant. Le corps glissa lentement à terre, laissant une trainée écarlate sur le bois de l'entrée. Le visage hébété de l'assassin était constellé de taches rougeâtres, venant de se rendre compte de son geste. Il venait de tuer la plus jolie fille du village en un accès de jalousie. Qu'allait-il faire ? Se rendre ? Non, surtout pas ! Cacher le corps peut-être, et mettre ça sur le dos du Loup comme à chaque fois. Il avait bon dos le Loup. Mais...

Un grondement l'arrêta dans ses réflexions, derrière lui se tenait la bête, babines retroussées, montrant les crocs. Le chasseur s'écarta du cadavre de la jeune fille, le mettant ainsi à la vue de l'animal qui, après un temps de stupeur, poussa un hurlement à la mort avant de se précipiter sur le meurtrier de sa compagne décidé à lui faire payer ce crime par la monnaie la plus précieuse qui soit... Sa vie. Le jeune homme, voulant reculer, tomba en arrière en trébuchant sur une racine, se retrouvant par ce fait, allongé non loin du corps du Petit Chaperon Rouge. Il voyait le Loup approcher à une vitesse terrifiante, la colère et la douleur apparentes dans ses yeux jaunes. Il ne semblait pas y avoir de doute sur la fin proche de l'humain, mais quand Loup se jeta sur lui d'un bond puissant, le chasseur sortit un couteau qu'il gardait toujours précieusement sur lui et laissa simplement son adversaire atterrir dessus, lui plantant ainsi dans le ventre. Un gémissement de douleur sortit de la gueule noire à quelques centimètres du nez de l'homme, les yeux se fermèrent, et la bête roula sur le côté près de son aimée.

Le meurtre de Mère-Grand fut plus rapide et moins fatigant, il avait fallu l'éliminer car elle avait été témoin de la scène par sa fenêtre. Le chasseur dissimula donc les corps et ramena au village le cadavre du Grand Méchant Loup, racontant en détail qu'il n'avait pu arriver à temps pour sauver le pauvre Petit Chaperon Rouge et son aïeule, toutes les deux massacrées par cette horrible bête... Il fut acclamé et considéré en héros. Et l'histoire n'avait plus qu'à faire son ½uvre...




Image : __Water Lily__ by suicide bee sur DeviantArt.

# Posted on Saturday, 24 May 2008 at 9:54 AM